New York 1 mai 4, 2008
New York est un peu la ville de tous les fantasmes. On imagine un peu tout et n’importe quoi derrière ces deux mots. Une city remplie de costumes et de tailleurs, une ville de coktails et de fêtes, une multitude de ghettos et de violences… En fait, même si pas mal d’idées reçues se vérifient (les robes sublimes, les joggeurs à 5h30 du mat’ avant d’aller bosser…) New York est quand même une ville assez normale. La plupart des gens sont habillés H&M, Gap, Esprit, ils prennent beaucoup plus le métro que des taxis jaunes (qui existent bien, rassurez vous !) et ont quand même l’air de rentrer chez eux à la sortie du boulot plutôt que d’errer de vernissage en vernissage.
A l’arrivée à l’aéroport c’est un peu la grande surprise : loin de l’immense ville occidentale, New York ressemble plus à une mégalopole du Tiers-Monde… Les bus qui vous emmènent de l’aéroport à Manhattan sont archi-vieux et semblent limitent hors d’usage et sur les trottoirs de la ville, les poubelles sont déposées à même le sol et non pas dans un container (si Bertrand voyait ça !)… je vous laisse imaginer quand il fait chaud !
Les rues sont évidemment hyper bruyantes à part dans les quartiers branchés comme Tribeca et SoHo où d’un coup les immeubles sont moins hauts et les rues se vident.
Une remarque à caractère « ethnique » : les latinos sont à New York ce que les blacks et rebeu sont à Paris : ils occupent les job de merde (balayeurs autours des magasins, vendeurs de hot-dog dans la rue, « hôtes de caisse » dans les deli…). Mais ce qui est extrêmement impressionnant et que nous ne pouvons pas imaginer en France c’est que même si l’anglais est évidemment la langue officielle des States, quasiment tout (jusqu’au distributeurs automatiques !) est en bilingue anglais-espagnol ! On comprend mieux l’enjeu du vote Latino et on a un bel aperçu du communautarisme à l’anglo-saxonne !
Avant que je parte on m’a dit deux choses : qu’on mangeait très mal aux Etats-Unis mais aussi que contrairement à l’idée reçue que les américains ne mangent pas que des trucs dégueu et qu’on peut tout à fait se nourrir correctement et agréablement à New York. Alors mettons les choses au point. D’abord il faut faire la différence entre le deli, un truc assez intraduisible en français ou on peut trouver des sandwichs, des bagels, des plats chauds à emporter où à manger sur un coin de table, et les vrais restaurants qui sont comme les restaurants en France sauf qu’on y mange pas la même chose mais que c’est très bon aussi. Le deli eux sont plus particuliers quand on a de la chance c’est super sinon ça peut très vite devenir boui-boui limite crade. Le truc c’est que comme la plupart du temps on y achète un petit truc qu’on mange en marchant, on a faim tout le temps et les deli sont du même coup florissants et remplis non-stop !
Dans un prochain épisode plus sérieux : les musées et autres visites. Pour le moment je m’en vais commencer de défaire ma valise !
en esperant que le decalage horaire disparait…merci pour cet article! et on mange quoi de différent dans les restos americains alors hein?
Dans les vrais resto pas grand chose de différent à part que j’ai découvert les huitres chaudes et que c’est super bon !
Dans les deli on mange des burritos avec ce qu’on veut dedans, des hamburgers avec du bleu dessus, et surtout plein de gâteaux délicieux venu tout droit d’Europe de l’Est !