Quand nous en serons au temps des cerises…

Le blog de Rose

Le gouvernement solde les étudiants et les jeunes actifs à -70% du SMIC ! janvier 31, 2008

Classé dans : MJS — lavieenrose @ 11:05
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 Communiqué de presse du Mouvement des Jeunes Socialistes


Après « le travailler plus gagner plus », le gouvernement inaugure le « travailler pour ne rien gagner ». Xavier Bertrand a annoncé hier la future publication d’un décret fixant l’indemnisation des stages de plus de 3 mois à 30% du SMIC. Ce décret, aggravant la situation qui prévalait précédemment, démontre que le gouvernement considère encore que les stagiaires sont des sous-salariés corvéables à merci. Aujourd’hui, c’est un véritable dumping social et générationnel au sein même de notre pays qu’organise le gouvernement.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce ce décret qui instaure une rémunération misérable à hauteur de 380€ par mois (somme inférieure au RMI et ne représentant à peine la moitié du seuil de pauvreté, pour des jeunes qui travaillent à plein temps !) et qui oublie tous ceux qui font des stages de 3 mois ou moins, qui eux, peuvent continuer à travailler gratuitement. Les 800 000 jeunes qui font des stages chaque année en sont les premières victimes, mais c’est toute la jeunesse qui est touchée par ce décret. En effet c’est l’embauche qui est aujourd’hui pénalisée par la multiplication des stages.

Pour en finir avec l’exploitation des stagiaires, le MJS demande au gouvernement de renoncer à ce décret et de prendre des mesures pour que la jeunesse ne soit pas encore une fois méprisée, et rejetée dans la dépendance familiale ou la pauvreté. Par conséquent, le MJS se joint à Génération Précaire pour réclamer un véritable statut du stagiaire.

Un statut du stagiaire intégré au code du travail doit intégrer :

• une convention de stage obligatoire et encadrée devant fixer précisément la durée, la mission et l’indemnisation du stage ;

• une indemnisation décente, dès le premier jour, progressive en fonction de la durée du stage et du niveau d’étude, avec un minimum de 50% du SMIC ;

• un encadrement de la durée du stage, qui ne devra être supérieur à 6 mois ;

• un encadrement de la mission qui doit intégrer l’utilité pédagogique du stage dans le cadre de la formation de l’étudiant ; • un contrôle du respect de la mission prévue lors de l’exécution du stage ;

• l’ouverture de droits sociaux (cotisation pour la retraite notamment) via une cotisation forfaitaire ;

• l’inscription des stagiaires sur le Registre Unique du Personnel et l’instauration d’un taux maximum de recours aux stagiaires dans les entreprises.

 

 

Sarozy et les femmes… janvier 30, 2008

Classé dans : Ensemble ça va pas être possible — lavieenrose @ 6:21

La chaîne de Vincent Bolloré, grand ami du président, a annulé l’émission “88 minutes” de vendredi soir, ayant pour thème “Sarkozy et les femmes”. La direction invoque des “raisons techniques”.

Une émission intitulée “Sarkozy et les femmes” a été annulée à la dernière minute, vendredi soir 25 janvier, sur Direct 8, chaîne de télévision appartenant à Vincent Bolloré, un homme d’affaires connu pour être l’ami du président de la République.
L’émission “88 minutes” devait avoir lieu en direct, en présence de Laurent Léger, auteur de “Cécilia” (janv. 2008, Pygmalion), de Jean-François Probst, auteur de “Les Dames du président” (janv. 2008, éds. du Rocher), de Michaël Darmon, auteur de “Ruptures” (janv. 2008, éds. du Rocher), ainsi que du publicitaire Jacques Séguéla.

Yacht

Quelques heures avant le début de l’émission, programmée à 22h15, les invités ont été prévenus de son annulation “pour des raisons techniques”.
Pourtant, selon une source proche de Direct 8, la cause de l’annulation est toute autre. Ce serait en effet Yannick Bolloré, le directeur des programmes, qui aurait pris cette décision à la demande de son père Vincent Bolloré.
Selon les sondeurs, la mise en scène de la vie privée de Nicolas Sarkozy est l’un des facteurs qui ont provoqué sa chute dans les enquêtes d’opinion. Or, Vincent Bolloré ne cache pas sa proximité avec le président, à qui il a déjà prêté son yacht et son jet privé.

“Aucune consigne”

Jointe lundi 28 janvier par nouvelobs.com, la direction de Direct 8 a formellement démenti cette interprétation.
“Depuis trois ans que Direct 8 existe, ce n’est pas la première fois qu’une telle annulation se produit”, souligne Christian Studer, le directeur de l’antenne. “C’est lié aux conditions du direct: nous sommes tributaires des impératifs techniques. J’ai appris au cours de l’après-midi que le mélangeur de la régie de production était en panne. Les efforts pour la réparer n’ont rien donné. Vers 16h30, j’ai donc prévenu les journalistes que l’émission était annulée, afin de pouvoir prévenir le CSA dans les temps.”
“Nous n’avons reçu les pièces nécessaires à la réparation que samedi en fin de matinée”, précise pour sa part Cédric Drapeau, directeur technique de Direct 8.
“Nous laissons chacun libre de son interprétation”, reprend Christian Studer. “Nous sommes tout à fait sereins. La chaîne n’est militante que sur deux aspects: l’écologie et la solidarité. Sur tous les autres sujets, il n’y a aucune consigne. Et si l’actualité le justifie, il n’y a pas de raison que ce même sujet ne fasse pas à l’avenir l’objet d’une émission.”
Interrogé sur l’éventualité que la proximité entre Vincent Bolloré et Nicolas Sarkozy ne nuise à la crédibilité de la chaine, Christian Studer répond: “C’est Vincent Bolloré qui décide. Je n’ai pas de commentaire à faire.”

 

 

Ne pas fumer pue janvier 21, 2008

Classé dans : La "Vraie Vie" — lavieenrose @ 10:26

Libé de samedi…


Un bruit court depuis quelques jours : les boîtes de nuit empesteraient la transpiration depuis que la fumée de cigarette ne couvre plus les émanations corporelles. Diantre ! A l’origine de cette rumeur reprise partout, une PME qui secoue ciel et terre pour faire parler de ses techniques d’odorisation des… boîtes de nuit et salles de jeux.

Alors, opportunisme commercial ou réel problème ?Une petite virée nocturne permet de se faire une idée. Passé cet étonnement de «voir» les gens sans le halo habituel de fumée, c’est vrai qu’une odeur très particulière règne dans les boîtes et les bars dansants : un mélange de tabac froid, d’alcool et de corps échauffés… Cette odeur est-elle plus ou moins supportable que celle du tabac ? Une chose est sûre : les patrons de boîtes sont à cran. «Nous ne souhaitons pas communiquer sur ce sujet», fait savoir Adi Bahktiar (propriétaire du Showcase, du 287, du Milliardaire et des Planches). «On a déjà du mal avec l’interdiction de fumer. On ne va pas dire qu’en plus ça pue dans nos établissements !» résume-t-on à l’Etoile, autre club parisien.

Ce dernier s’est cependant laissé approché par Olfact’Air, une PME qui propose de parfumer les boîtes de nuit. Plusieurs fragrances ont été envoyées, que l’Etoile va tester.

Mais parfumer un lieu, c’est prendre le risque que cette nouvelle odeur incommode à son tour des clients. Telle est la limite du marketing olfactif : proposer une odeur qui plaise à tout le monde.

«C’est impossible à faire car l’odorat n’est pas un sens comme les autres, tranche Annick Le Guérer, anthropologue et spécialiste des odeurs. Les goûts olfactifs varient d’une personne à l’autre et sont directement liés à notre histoire personnelle, à nos émotions.» En attendant, mettre du parfum partout paraît plus pratique que de changer moquettes, tentures et tissus où l’odeur de tabac s’est incrustée.

 

Les Jeunes avec Delanoë dans Le Figaro ! janvier 16, 2008

Classé dans : Elections municipales — lavieenrose @ 6:07

Lu aujourd’hui dans le Figaro

Quiz socialiste contre Panafieu

Les jeunes socialistes ont mis en ligne aujourd’hui un quiz au vitriol contre Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, qu’ils accusent notamment d’ignorer le montant du budget de la capitale.Au moment même où la députée-maire du XVIIe arrondissement présentait son programme pour les municipales, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) de Paris a décortiqué ses déclarations, pointant des contradictions chez celle qui ambitionne de détrôner Bertrand Delanoë (PS).

Le 18 décembre, sur Canal +, elle avait fait sienne une évaluation à 6 milliards d’euros du budget de Paris quand il s’élève en fait à 7,03 milliards, selon les “Jeunes avec Delanoë”. Le même jour, relèvent-ils, Françoise de Panafieu affirme sur RTL “avoir été hostile aux tests ADN” pour le regroupement familial et “avoir voté en ce sens-là”. Or, accuse le quizz, la candidate UMP avait “séché” la séance de vote, “quitte à se prévaloir plus tard d’un ‘vote’ négatif parfaitement virtuel”.

Enfin la candidate, du temps où elle était adjointe aux Jardins de 1995 à 2000, a fait réaliser 10 hectares supplémentaires d’espaces verts, contre 32 sous Delanoë, ajoute le MJS.

 

“L’enfermement n’aurait fait qu’empirer ma maladie» janvier 7, 2008

Classé dans : Changer la vie — lavieenrose @ 11:43

Lu dans Libé aujourd’hui

«Faut-il enfermer les pédophiles ?» Jean-Pierre, 39 ans, répète la question, l’air soucieux. Ce cadre supérieur, père divorcé de quatre enfants, suit le débat provoqué par le projet de loi sur la rétention de sûreté (lire ci-dessous). «Forcément, je me sens concerné, dit-il. Pendant très longtemps, on n’a pas du tout parlé de nous. Maintenant, on en parle beaucoup, mais sans forcément mieux comprendre.» En 2004, Jean-Pierre a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis pour des agressions sexuelles sur sa fille. Il est suivi à l’hôpital psychiatrique Charles-Perrens à Bordeaux, où un service s’est spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels. Il y a deux ans, Libération s’était rendu dans ce service à l’occasion d’une loi renforçant les peines contre les auteurs d’infractions sexuelles. A l’heure d’un nouveau projet répressif, l’exemple de Charles-Perrens, où patients, psychiatres et juges sont impliqués dans une démarche visant à éviter prison et récidive, paraît plus que jamais salutaire. Rencontre avec les différents acteurs. Monique Taffin, juge d’application des peines

Parmi les trente-cinq délinquants sexuels qui consultent à l’hôpital Charles-Perrens, la grande majorité font l’objet d’une décision de justice (libération conditionnelle avec obligation de soins, suivi socio-judiciaire avec injonction de
soins…) «Cette dernière mesure permet un vrai binôme soins-justice», explique Monique Taffin. Institué par une loi de 1998, elle prévoit que soit nommé un «médecin coordonnateur» qui fait le lien entre le juge et le médecin traitant. «Et ça marche, insiste Monique Taffin. C’est un système qui permet de s’adapter à chacun. Car les délinquants sexuels heureux et fiers de l’être, c’est très rare. Ce sont le plus souvent des gens en demande d’aide.» Seul bémol : la pénurie de médecins coordonnateurs, «qui nous ralentit énormément. Dans certains départements, c’est pire, ils n’en ont pas un seul.»
Jean-Pierre, cadre supérieur, suivi à Charles-Perrens. Il y a peu de choses dont Jean-Pierre est certain, mais au moins une : «L’enfermement n’aurait fait qu’empirer ma maladie. C’est de voir régulièrement mon psychiatre et de garder mon travail qui me permet d’être ce que je suis aujourd’hui.» Quelqu’un qui regrette les faits, affirme qu’il maîtrise ses pulsions, connaît et combat sa «maladie». «J’ai toujours su que j’avais cette attirance en moi mais, avant mon suivi, je n’arrivais pas à en parler. C’est quelque chose dont je souffre énormément, comme un cancer qui me ronge, auquel s’ajoute la culpabilité d’avoir fait souffrir ma fille.» Pour sa condamnation à un an ferme, Jean-Pierre a obtenu un aménagement en «placement à l’extérieur». Sous le coup d’une obligation de soins, il trouve d’abord un psychiatre dans l’annuaire. Celui-ci «ne disait rien. Du coup moi non plus.» Puis il entend parler de Charles-Perrens. «Ici, j’ai réussi à parler de ma pédophilie. Parce que dans la vie courante, à qui peut-on confier ça ?» Pour Jean-Pierre, «ce n’est pas en enfermant les pédophiles comme des monstres» qu’on luttera efficacement. «Mais, au contraire, en essayant de nous comprendre. J’aurais aimé savoir qu’il existe des endroits comme l’hôpital Charles-Perrens avant mon passage à l’acte.»

Florent Cochez, psychiatre. Responsable du traitement des délinquants sexuels à l’hôpital Charles-Perrens, le docteur Florent Cochez dit qu’il a «arrêté de débattre» pour savoir s’il s’agit ou non d’une maladie. «Ce qui compte, pour moi, c’est que, dans 98 % des cas, ce sont des personnes responsables et conscientes. Donc que la psychiatrie peut aider. A mettre des mots sur leur problématique, à adopter un comportement non transgressif.»

Gare, toutefois, à ne pas tout attendre du psychiatre. «C’est très important, dans le cadre des suivis socio-judiciaires, que le juge joue aussi son rôle. On a constaté plusieurs fois le bénéfice d’une intervention du juge pour “recadrer” les choses.» Comme la majorité de ses confrères, le docteur Cochez aimerait d’abord des «moyens» pour appliquer ces lois existantes avant de songer à de nouvelles. «Nicolas Sarkozy a déclaré la guerre à la pédophilie. L’urgence n’est-elle pas alors d’essayer de mieux connaître le problème ?»

Julien, ingénieur, a terminé son suivi. Lorsque Julien, 36 ans, a été arrêté par la police pour s’être masturbé devant une mineure de 17 ans, il a juré que c’était «la première fois» que cela lui arrivait. Aujourd’hui, après deux ans de suivi, il admet que «cela c’était déjà passé plusieurs fois avant». Et assure qu’il parvient désormais à «bien gérer» ses pulsions en évitant le passage à l’acte. Julien dit qu’il n’aurait jamais réussi à parvenir tout seul à ce degré de maîtrise. «Le docteur Cochez m’a donné une grille pour repérer où j’en suis par rapport à mes fantasmes. Il m’a demandé d’évaluer combien de fois j’y pensais par jour.» Avant, c’était «4-5 fois minimum, voire plus». Aujourd’hui, c’est «le plus souvent pas du tout». «J’ ai ça en moi, je ne peux pas promettre que cela n’arrivera plus jamais, poursuit Julien. Mais maintenant, je sais que si ça va mal, je peux téléphoner au docteur Cochez.»

 

Signez l’appel contre la rétention de sûreté !!! janvier 5, 2008

Classé dans : Ensemble ça va pas être possible — lavieenrose @ 11:40

Merci à Cédric pour ce lien

Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ».
Thomas Jefferson


Le Parlement scapprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».
La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques.
Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.
Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment.
L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L’évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.
En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l’incarcération.
Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine).
Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.
Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro » n’existe pas. »
Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ».
Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.

 

Le logement une priorité pour Paris janvier 3, 2008

Classé dans : Les jeunes avec Delanoë — lavieenrose @ 3:12
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Si Paris a de tout temps été une ville où il fait bon vivre, s’y loger a longtemps été une telle gageure que nombre de ses habitants avaient, avant 2001, été contraints de la quitter. Alors que la fin de ce mandat approche, force est de constater que Bertrand Delanoë et son équipe ont saisi ce problème à bras le corps. Un chiffre en témoigne : entre 2001 et 2005 la population parisienne a augmenté de 28 000 habitants.

 

Cette mandature aura donc bien marqué le terme des problèmes de logements à Paris.

L’équipe municipale sortante a financé 30 000 logements sociaux durant ce mandat là où la précédente équipe n’en avait financé que 9000. 90 000 logements sociaux ont été attribué depuis 2001 par le biais de commissions d’attribution paritaires créées dès le début du mandat dans le but de rétablir une véritable transparence, bien loin de l’opacité du précédent mandat.

En matière de lutte contre l’insalubrité plus de 206 millions d’euros ont été investis et 80% des immeubles sont à présents sortis de l’insalubrité. Lutter contre la vente à la découpe était aussi une des urgences de ce mandat et la mairie a, dans la limite de ses compétences, usé de toutes les armes dont elle dispose pour lutter contre la spirale spéculative. Elle a ainsi préservé un parc locatif accessible et sauvé plus de 8000 logements de la vente à la découpe. L’ambition était aussi de mobiliser les logements durablement vacants avec la création d’un dispositif de remise en location dont plus de 800 ménages ont bénéficié. En ce qui concerne la jeunesse les efforts ont là encore été considérables puisque 3500 logements étudiants et 1700 places en FJT ont été financé durant le mandat.

 

Ces grandes avancées permettent d’être aujourd’hui encore plus ambitieux. En témoigne l’objectif de 20% de logements sociaux par arrondissements d’ici 2014, c’est-à-dire le financement de 6800 logements sociaux par an.

40% de ces logements sociaux étant à construire, il sera nécessaire de relancer la construction de logements neufs. Dans ce cadre il s’agira, outre la création d’équipements et de services de proximité, de veiller à l’équilibre entre logement social et logement privé dans les programmes résidentiels.

Il est aussi nécessaire de rendre le parc immobilier véritablement accessible. Il existe à Paris des milliers d’immeubles où vivent des familles modestes dans le cadre des loyers de 1948. Paris devra se doter d’un outil foncier spécialisé pour intervenir systématiquement lors de toute transaction spéculative sur ces immeubles et préempter de façon plus systématique.

La lutte contre l’insalubrité restera fortement mobilisatrice, Bertrand Delanoë s’engage, s’il est, réélu à résorber totalement l’insalubrité à Paris d’ici à 2011.

La question du logement des jeunes restera centrale l’objectif étant de fiancer au moins 4000 logements étudiant et 3000 places en FJT. De plus la grande ambition de ce mandat en matière de logement des jeunes est la création d’un système public d’aide à la caution pour soutenir les jeunes locataires.

 

Les objectifs de ce mandat sont clairement définis et montre bien la volonté de Bertrand Delanoë de sortir les parisiens des difficultés auxquelles ils peuvent encore être confrontés dans la recherche d’un logement. Et de faire de Paris une ville du vivre ensemble dans laquelle les locataires de logements sociaux ne sont plus retranchés aux portes de la ville mais participent de la dynamique de la cité dans chaque arrondissement avec les locataires de logements privés.